“Mon vendeur est un robot !”

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“Mon vendeur est un robot !”

Un visage, des yeux expressifs, une voix, des membres articulés, ils sont les héros des films de science-fiction… Les robots passent progressivement de la fiction à la réalité en s’imposant dans le quotidien des consommateurs, jusque dans leurs boutiques. 

Tout beau, tout neuf : Actroid de Kokoro company, Asimo de Honda, ou encore Nao et Pepper d’Altebaran Robotics, tous des robots à la pointe des dernières innovations technologiques. Tenir une conversation, plaisanter, danser, se déplacer, porter des objets et pour certains prendre en compte les expressions faciales et la tonalité des voix afin d’adapter leur comportement, autant de facultés identiques à celles de l’Homme. De quoi lancer une nouvelle catégorie de robot : les robots vendeurs.

En Asie, ils font le choix d’une robotisation…

Nestlé se lance dans l’aventure robotique. C’est annoncé. Dès décembre 2014, les clients japonais de la marque agroalimentaire se verront accueillir en boutique par des robots Pepper (Aldebaran Robotics). Leur mission : conseiller les clients et vendre des machines à café.

Softbank, à Tokyo, a lui aussi équipé ses 70 magasins de téléphonie mobile avec des robots Pepper. Leur rôle : conseiller et proposer des articles en fonction des besoins et goûts des consommateurs. ()

… mais cela n’annonce pas la fin de l’humain dans nos boutiques !

Plus de technologies et plus de données ne pourront jamais remplacer l’humain en magasin. Face à des relations digitales froides et dématérialisées, les clients sont sensibles au contact humain et aux petites attentions dans leurs boutiques. Les consommateurs apprécient d’autant plus la disponibilité  et le conseil du vendeur ou le sourire d’un hôte de caisse.

Les marques l’ont bien compris et jouent la carte de la complémentarité on et off-line, de la convergence entre web & store – avec des solutions connectées.

Finalement, les robots : menace  ou opportunité ? Les opinions divergent : si les Européens les envisagent comme des prédateurs à certains emplois, ils sont en revanche parfaitement accueillis en Asie.